Plutôt la joie

Création musicale, sonore et spectacles bien vivants

Auteur/autrice : Sophie SAND

  • ONDE PIRATE EN LIGNE LE 21 JUIN à 14h

    ONDE PIRATE EN LIGNE LE 21 JUIN à 14h

    A l’invitation de Nathalie Sejean (Faiseuse) de créer une radio pirate et éphémère, nous, 19 personnes ou groupes, avons décidé de créer chacun.e une capsule audio d’une dizaine de minutes.

    Cette radio sera diffusée en ligne, sur une fréquence secrète le 21 juin 2026 à 14h, puis vous recevrez un fichier pour pouvoir la réécouter.

    Je partage ici les mots justes de Nathalie :
    Notre ambition est modeste mais sincère et sérieuse. J’espère que notre offrande sonore vous donnera envie de créer à votre tour, sachez que l’argent que vous donnerez pour le découvrir permettra de travailler à améliorer la vie d’humains et de non-humains

    L’objectif est de participer au point de bascule
    Le mémo est que 1 vaut mieux que 0


    RÉCAP
    >>> onde pirate est une radio éphémère

    >>> pour recevoir la fréquence secrète, vous devez faire un don minimum de 5€ à l’association Faiseuse via la collecte helloasso (possible jusque fin juin) dont l’intégralité sera reversé à l’ONG Ele Elna Elak

    >>> c’est Chien Fou qui a réalisé la belle illustration


    Si le projet vous parle, n’hésitez pas à le faire circuler !

  • SaSo au Menu Fretin le 19 juin

    SaSo au Menu Fretin le 19 juin

    Je ressors ma guitare noire pour chanter des chansons, des chansons à Langon (35).

    Ya à manger bien et boire bon sur place, j’attaque vers 20h !

    Youpi.

    C’est au 65 Port de Roche à Langon, donc, vendredi 19 juin, en Bretagne.

    Dessin de Claire Braud
  • SE SOUVENIR DES LOUPS – finale le 26 juin à Rennes

    SE SOUVENIR DES LOUPS – finale le 26 juin à Rennes

    COLLECTIF LACAVALE

    A l’issue des quatre créations réalisées au printemps avec quatre groupes d’habitant.e.s dans les quatre départements de Bretagne, tout le monde se retrouve réuni vendredi prochain pour une création collective d’ampleur, unique. Quarante personnes au plateau, ça va être beau !

    C’est gratuit, mais c’est mieux de réserver

    SE SOUVENIR DES LOUPS

    CRÉATION 2026 – COLLECTIF LACAVALE

    THÉÂTRE DOCUMENTAIRE et PARTICIPATIF

    Mise en scène et production : collectif l a c a v a l e
    Conception : Nicolas Drouet
    Écriture et mise en scène : Mathilde Chadeau, Nicolas Drouet, Antoine d’Heygere, Julie Ménard, et Chloé Simoneau
    Travail Vocal : Sophie Sand
    Costumes : Johanna Rocard
    Lumière et son : Syvain Crozet, Claudia Hoarau et Mathieu Duarte
    Interprétation : 4 groupes d’amateurs et d’amatrices dans chacun des départements bretons
    Administration : Charlotte Nicolas

    Se souvenir des loups est la proposition qui nous est faite par l’OEB (Observatoire de l’Environnement en Bretagne) de s’emparer artistiquement de l’enquête « Bien- être et paysages bretons » menée entre 2022 et 2024.

    Dans les documents de l’OEB qui nous ont été transmis, une notion a particulièrement attiré notre attention. Il s’agit du concept d’amnésie environnementale développée par le psychologue Peter H. Khan.

    « L’amnésie environnementale est un concept stipulant que chaque génération considère comme le point de référence initial d’un écosystème celui qu’il a connu depuis sa naissance. Cela conduit généralement à une anthropisation et une perte de biodiversité de plus en plus importante, la nouvelle génération prenant appui sur l’état « dégradé » qu’elle a toujours connu. »

    Le travail de création prendra racine sur cette notion en considérant le paysage comme un espace autonome dans lequel continue de flotter les souvenirs de ce qui a été et que nous avons oublié, mais aussi un espace avec lequel nous vivons et qui risque d’être oublié par les générations à venir.

    Il s’agira d’aller à la rencontre du paysage et du vivant qui le constitue.
    Fabriquer des récits du végétal, de l’animal, de la terre et de la mer.
    Interroger les arbres tout autant que celles et ceux qui les ont planté·es.

    Penser le paysage comme l’espace où résonnent concomitamment le passé, le présent et le futur. Un paysage-mémoire qui porte en lui toutes les vies qui l’ont traversées, le traversent et le traverseront.

    Nous envisageons ce spectacle comme un rituel de remémoration et de conjuration de l’oubli.

    Partenaires Théâtre de Poche – Hédé-Bazouges, scène de territoire pour le théâtre (35)
    Centre culturel Athéna / Scène de territoire pour la marionnette – Ville d’Auray (56)
    Le Quai des rêves – Ville de Lamballe-Armor (22)
    L’Améthyste – Presqu’île de Crozon aulne maritime (29)
    Les Champs Libres – Rennes (35)

    L’Observatoire de l’environnement en Bretagne
    l’Office français de la biodiversité
    La Région Bretagne
    Le département d’Ille-et-Vilaine
    Le programme de recherche IRIS-E de l’université de Rennes

    le site du collectif

  • « Créatures » débarque !

    « Créatures » débarque !

    Photo : Erwan Larzul

    A l’automne 2025, j’ai rejoint cette belle équipe pour travailler les aspects vocaux et chantés de ce très beau spectacle, conçu pour la rue et pour les enfants (adultes bienvenus et encouragés), dont la forme aboutie sort ce mois-ci ! Je partage ici l’infolettre du collectif Le Paradoxe du Singe Savant, à son initiative.

    Retrouvez les infos, inscrivez-vous SUR LEUR SITE !

    Créatures

    [ Faire de sa colère un carnaval ]

    Création 2026 – spectacle jeune public en cour d’école, en espace public et en salle ouvert aux adultes.

    CRÉATURES est une ode à l’expression des émotions et à la capacité de chacun à transformer sa colère pour délimiter son monde, choisir sa place. C’est l’histoire d’un trio d’enfants qui n’entendent pas l’autorité. Ils pressentent que le monde des adultes est une vaste fumisterie. Ces trois-là se sont écrits une lettre, petits, à eux-mêmes, adultes, contenant une promesse : celle de faire de leur monde de grands un carnaval. Ce spectacle invite le public, enfants et adultes confondus, à convoquer leur rage de vivre pour prendre part à un grand charivari.

    Durée : 1h / 3 comédien.ne.s en jeu / spectacle autonome techniquement proposé en cour d’école, en espace public et en salle spectacle à 360° autour du public

    LES PREMIÈRES DATES

    Avant-première le 18 février 2026 à l’Armorica à Plouguerneau (29)

    Première le 10 avril 2026 – Festival Nananère à Gouesnou (29)

    L’ÉQUIPE

    Collectif de complices, feutrières costumières :

    Pauline Ciocca, Maria Palomeras, Vaïssa Favereau, Liliana Torrès, Jeanne Baillot Smadja et Anne-Sophie Boivin

    Comédien.ne.s et musicien.ne.s en jeu :

    Cyril Fayard, Mario Béchetoille, Anne-Sophie Boivin

    Regard extérieur Wilda Philippe, Lucie Lintanf

    Intervenantes précieuses Mariana Céspedes Boric, Carolina Garel Carballeira, Sophie Sand

    Scénographe Germain Rolandeau

    Photographe vidéaste Erwan Larzul

    Administratrice et chargée de production Audrey Figarol

    conception artistique et meneuse du jeu Anne-Sophie Boivin

  • Ayé !

    Ayé !

    Salut à toustes,

    Ayé, le site est en ligne, au creux de l’automne pas mal lumineux par chez moi, et du monde qui est bien obscur.

    Aussi dans un moment où la compagnie est en légère jachère pour composter ses premières années, accompagner ce qui existe.

    Laisser le temps à l’émergence de ce qui demande à vivre, à être dit/questionné/observé/passé/soulevé/chanté/joué/dansé/raconté/crié/partagé/débattu/entendu, liste non exhaustive.

    Autrement dit : une prochaine création. Ou plusieurs. (wait for it)

    Parce que tout de même, tout ce fracas est assourdissant.

    A l’intérieur, pourtant, ça remue, ça vibre, ça brûle, ça toc toc. Mais c’est encore flou. Comme le son d’un film où quelqu’un.e entend quelqu’un.e lui parler sauf que cette première personne a la tête plongée dans la baignoire, ou la mer, ou un liquide imaginaire. On capte qu’il y a un truc à saisir, mais on comprend rien.

    Ne boudons pas le plaisir de la métaphore filée voulez-vous, et gageons avec ce questionnaire à choix multiples que tout s’éclaircira :

    • Quand on aura touché le fond et qu’en fait c’est un tout autre message qui nous parviendra depuis les abysses, qui nous y attendait, tapi (les abysses représentent ce qui vous cause, il y a le choix). A ce moment, notre capital spiritualité augmentera peut-être. On parlera la langue du plancton et on se dira « Ah mais c’était donc ça ??!!! » Ou bien finalement on montera une cantine autogérée en Bretagne et ce sera super.
    • Quand on remontera à la surface tel.le un dauphin rieur, fort.e de nos capacités de rebond et de réinvention (propres aux artistes, c’est bien connu, et à tant d’autres dont les réalités intimo-socioprofessionnelles s’effritent elles aussi …).
    • Quand une politique culturelle digne de ce nom
    • Quand la liberté pour les peuples opprimés.
    • Quand la chute du capitalisme et son monde.
    • Quand … fill in the blank

    Mais je m’égare.

    Enfin…

    Non ?

    Je ne sais plus bien.

    Oui ?

    Bon.

    à présent, une suggestion de dicton populaire et autres citations

    J’ai besoin de ma part de tristesse, et même de douleur; mieux, j’ai droit à la douleur, parce que ce n’est qu’à partir d’elle que je comprends ce qu’est la joie. Goliarda Sapienza

    S’il y a de l’ombre, c’est qu’il y a de la lumière.

    Le pouvoir exige des corps tristes. Le pouvoir a besoin de tristesse parce qu’il peut la dominer. La joie, par conséquent, est résistance, parce qu’elle n’abandonne pas. La joie, en tant que puissance de vie, nous emmène dans des endroits où la tristesse ne nous mènerait jamais. Gilles Deleuze

    En parlant de tout ça, cette photo que j’ai prise il y a quelques années m’évoque cette chanson que j’aime de Loïc Lantoine, La Nouvelle. Ecoutez-moi cette merveille. Tout comme sa version avec le Toubifri Orchestra.

    J’aime bien l’approche de cet équilibre entre la joie qui correspondrait au chagrin qui se repose, selon je ne sais plus qui, et les autres émotions qui parsèment nos journées, la dynamique de tout ça.

    Depuis que je ne suis plus parvenue à donner le change et que j’ai laissé le niveau de la mélancolie monter jusqu’à mon visage comme l’eau sur celui de Thom Yorke dans le clip « No surprises  » de Radiohead, j’ai trouvé une force insoupçonnée dans cette acceptation. Plus mesurée, plus nuancée, mais plus concrète, plus crue. Inconfortable et calme dans le même temps. Une forme de joie (un peu) moins explosive qu’elle ne le fut.

    Vous l’aurez compris, il y a eu comme un coup de mou. On est beaucoup à traverser ça je crois. Une perte de sens, l’énergie enfuie, la peine, une insondable fatigue et le besoin de vide pour voir ce qui ressort de cette plongée. Pas encore très clair donc, mais j’affirme que ce sera collectif et que ça concernera les histoires qu’on habite. Que ce sera rock, que ce sera punk. Je ne sais pas quand ni comment, mais ça travaille.

    Pendant ce temps qui malaxe la matière, je rejoins les ouvrages des ami.e.s en Bretagne, avec l’approche et le soin de la voix que j’aime tant. Je participe donc à deux créations, la première actuellement avec la Cie Le Paradoxe du Singe Savant (Douarnenez), pour le spectacle jeune mais tout public pour la rue Créatures, qui verra le jour en février 2026. On y parle de la colère, et de sa transformation nécessaire pour délimiter son monde et prendre place. Pour affiner tout ça, on passe aussi du temps avec des enfants, on danse fort, on chante et on crie fort, on fait des charivaris masqués et on rigole. Les enfants savent tout, vivent les enfants !

    Je donnerai des nouvelles de tout ça prochainement.

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    C’était mon premier article de mon premier blog, je ne sais pas s’il sera lu, mais il sera disponible ici.

    Je préfère ça que les réseaux sociaux jusqu’à nouvel ordre.

    Merci de l’avoir lu si vous êtes rendu.e.s jusqu’ici.

    Je vous souhaite de la force et de l’amour, beaucoup.

    A bientôt.

    Sophie