Plutôt la joie

Création musicale, sonore et spectacles bien vivants

Ayé !

Salut à toustes,

Ayé, le site est en ligne, au creux de l’automne pas mal lumineux par chez moi, et du monde qui est bien obscur.

Aussi dans un moment où la compagnie est en légère jachère pour composter ses premières années, accompagner ce qui existe.

Laisser le temps à l’émergence de ce qui demande à vivre, à être dit/questionné/observé/passé/soulevé/chanté/joué/dansé/raconté/crié/partagé/débattu/entendu, liste non exhaustive.

Autrement dit : une prochaine création. Ou plusieurs. (wait for it)

Parce que tout de même, tout ce fracas est assourdissant.

A l’intérieur, pourtant, ça remue, ça vibre, ça brûle, ça toc toc. Mais c’est encore flou. Comme le son d’un film où quelqu’un.e entend quelqu’un.e lui parler sauf que cette première personne a la tête plongée dans la baignoire, ou la mer, ou un liquide imaginaire. On capte qu’il y a un truc à saisir, mais on comprend rien.

Ne boudons pas le plaisir de la métaphore filée voulez-vous, et gageons avec ce questionnaire à choix multiples que tout s’éclaircira :

  • Quand on aura touché le fond et qu’en fait c’est un tout autre message qui nous parviendra depuis les abysses, qui nous y attendait, tapi (les abysses représentent ce qui vous cause, il y a le choix). A ce moment, notre capital spiritualité augmentera peut-être. On parlera la langue du plancton et on se dira « Ah mais c’était donc ça ??!!! » Ou bien finalement on montera une cantine autogérée en Bretagne et ce sera super.
  • Quand on remontera à la surface tel.le un dauphin rieur, fort.e de nos capacités de rebond et de réinvention (propres aux artistes, c’est bien connu, et à tant d’autres dont les réalités intimo-socioprofessionnelles s’effritent elles aussi …).
  • Quand une politique culturelle digne de ce nom
  • Quand la liberté pour les peuples opprimés.
  • Quand la chute du capitalisme et son monde.
  • Quand … fill in the blank

Mais je m’égare.

Enfin…

Non ?

Je ne sais plus bien.

Oui ?

Bon.

à présent, une suggestion de dicton populaire et autres citations

J’ai besoin de ma part de tristesse, et même de douleur; mieux, j’ai droit à la douleur, parce que ce n’est qu’à partir d’elle que je comprends ce qu’est la joie. Goliarda Sapienza

S’il y a de l’ombre, c’est qu’il y a de la lumière.

Le pouvoir exige des corps tristes. Le pouvoir a besoin de tristesse parce qu’il peut la dominer. La joie, par conséquent, est résistance, parce qu’elle n’abandonne pas. La joie, en tant que puissance de vie, nous emmène dans des endroits où la tristesse ne nous mènerait jamais. Gilles Deleuze

En parlant de tout ça, cette photo que j’ai prise il y a quelques années m’évoque cette chanson que j’aime de Loïc Lantoine, La Nouvelle. Ecoutez-moi cette merveille. Tout comme sa version avec le Toubifri Orchestra.

J’aime bien l’approche de cet équilibre entre la joie qui correspondrait au chagrin qui se repose, selon je ne sais plus qui, et les autres émotions qui parsèment nos journées, la dynamique de tout ça.

Depuis que je ne suis plus parvenue à donner le change et que j’ai laissé le niveau de la mélancolie monter jusqu’à mon visage comme l’eau sur celui de Thom Yorke dans le clip « No surprises  » de Radiohead, j’ai trouvé une force insoupçonnée dans cette acceptation. Plus mesurée, plus nuancée, mais plus concrète, plus crue. Inconfortable et calme dans le même temps. Une forme de joie (un peu) moins explosive qu’elle ne le fut.

Vous l’aurez compris, il y a eu comme un coup de mou. On est beaucoup à traverser ça je crois. Une perte de sens, l’énergie enfuie, la peine, une insondable fatigue et le besoin de vide pour voir ce qui ressort de cette plongée. Pas encore très clair donc, mais j’affirme que ce sera collectif et que ça concernera les histoires qu’on habite. Que ce sera rock, que ce sera punk. Je ne sais pas quand ni comment, mais ça travaille.

Pendant ce temps qui malaxe la matière, je rejoins les ouvrages des ami.e.s en Bretagne, avec l’approche et le soin de la voix que j’aime tant. Je participe donc à deux créations, la première actuellement avec la Cie Le Paradoxe du Singe Savant (Douarnenez), pour le spectacle jeune mais tout public pour la rue Créatures, qui verra le jour en février 2026. On y parle de la colère, et de sa transformation nécessaire pour délimiter son monde et prendre place. Pour affiner tout ça, on passe aussi du temps avec des enfants, on danse fort, on chante et on crie fort, on fait des charivaris masqués et on rigole. Les enfants savent tout, vivent les enfants !

Je donnerai des nouvelles de tout ça prochainement.

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C’était mon premier article de mon premier blog, je ne sais pas s’il sera lu, mais il sera disponible ici.

Je préfère ça que les réseaux sociaux jusqu’à nouvel ordre.

Merci de l’avoir lu si vous êtes rendu.e.s jusqu’ici.

Je vous souhaite de la force et de l’amour, beaucoup.

A bientôt.

Sophie

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