La création
Dans CRÉATURES, le Collectif Le Paradoxe du Singe Savant s’aventure au croisement du chant, du théâtre et du mouvement. La création naît d’un désir de redonner une voix aux présences invisibles, aux formes hybrides qui peuplent nos imaginaires et nos rêves. En travaillant la composition vocale comme un territoire en mutation, les interprètes convoquent des chants multiples — tantôt archaïques, tantôt futuristes — pour donner corps à des figures qui échappent aux classifications habituelles.
- Dramaturgie, costumes : Franziska Baur
- Lumières : Anne Vaglio
- Son, régie générale : Mathieu Barché
- Musique : Sophie Sand
- Direction musicale post-création : Théo Kaiser
- Regard chorégraphique : Vincent Dupuy
- Couture : Charlotte Le Gal
- Construction : Benjamin Hautin
- Régie lumières : Paul Brunat
- Audiodescription : Clémence Bordier
- Stagiaire : Yamen Mohammed
- Administration/diffusion : Mascaret production – Emmanuel Magis
- Mission diffusion : Sacha Tricot
- Presse : ZEF – Isabelle Muraour
L’équipe artistique est soutenue par une régie lumières tenue par Paul Brunat, et une attention particulière est portée à l’accessibilité avec une audiodescription confiée à Clémence Bordier. La présence du stagiaire Yamen Mohammed enrichit la dynamique de travail, en offrant un regard neuf sur les pratiques collectives et la transmission.
La diffusion et la visibilité du projet reposent sur l’expertise de Sacha Tricot pour la mission diffusion et sur ZEF – Isabelle Muraour pour la presse. Leur accompagnement contribue à donner à CRÉATURES l’écho qu’il mérite, en reliant cette création atypique à un public large et diversifié. En 2026, CRÉATURES se présentera comme une expérience totale, où voix, corps, images et récits s’imbriquent pour interroger notre rapport au vivant et à ce qui nous échappe encore.
La production
La production, confiée à Mascaret production sous la houlette d’Emmanuel Magis, accompagne cette exploration collective et met en place un cadre solide pour faire éclore l’expérience. Le travail scénographique et les costumes, conçus par Arnaud Vrech et Franziska Baur, déploient un univers à la fois organique et symbolique, où chaque silhouette porte en elle un fragment d’histoire ancienne et un éclat d’avenir. Le spectateur est invité à entrer dans une fresque sensorielle où la lumière, imaginée par Anne Vaglio, joue un rôle presque dramaturgique, révélant les métamorphoses successives des créatures.

Le son et la régie générale, assurés par Mathieu Barché, tissent un espace acoustique mouvant, où se mêlent matières brutes et voix retravaillées. La musique originale, composée par Sophie Sand, puise dans une écriture minimaliste et sensible pour s’ouvrir ensuite à une direction musicale post-création par Théo Kaiser, garantissant une évolution continue et vivante de la partition. Cette dimension évolutive permet à chaque représentation de se nourrir de l’instant, comme une créature qui respire.
Le corps est lui aussi au centre du processus. Le regard chorégraphique de Vincent Dupuy vient inscrire dans l’espace une physicalité singulière, oscillant entre fragilité et puissance. Les interprètes s’emparent de ce langage corporel pour donner forme à des êtres instables, mi-humains mi-autres, en dialogue constant avec la musique et les images sonores. Charlotte Le Gal à la couture et Benjamin Hautin à la construction apportent quant à eux une matérialité tangible, qui renforce la sensation d’assister à l’émergence d’un monde parallèle.

